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Le rôle du SI dans la performance des entreprises

Le rôle du SI dans la performance des entreprises

Comme toute nouveauté le SI des entreprises a tout d’abord été utilisé comme un élément stratégique permettant d’améliorer la productivité des entreprises. Au fil du temps, dans la majorité des secteurs d’activités, le SI est devenu un élément critique indispensable au fonctionnement des entreprises en question (système de paiement, réservation des trains, gestion des stocks…).

Le SI vecteur de valeur pour l’entreprise

La compétition de plus en plus féroce entre les entreprises que connait le 21ème siècle s’accompagne d’une montée en puissance de l’informatisation des processus. Cette montée en puissance est provoquée par le besoin d’accélérer les traitements et les échanges :

  • Amélioration de la productivité grâce à l’assistance informatique.
  • Remplacement des tâches récurrentes par des traitements automatisés.
  • Echanges de données informatisés entre les entreprises.

De fait, l’outil informatique devient aujourd’hui indispensable dans la majorité des secteurs d’activité (banque, assurance, services…).

Un SI performant permet alors à une entreprise de :

  • Mettre sur le marché rapidement des produits ou services innovants
  • Optimiser les processus afin de réduire les coûts
  • Sous-traiter au maximum les tâches à faible valeur ajoutée
  • Améliorer la relation client grâce à une vision unique et une cohérence d’image et de comportement sur les différents canaux de vente

Un système d’information est jugé performant par les entreprises notamment par :

  • Son niveau d’agilité : capacité à s’adapter aux changements métiers et/ou technologiques.
  • Sa performance technique : temps de réponse, capacité à monter en charge, robustesse et fiabilité.
  • Son architecture : centralisée, client /serveur ou orientée services.

L’agilité nécessaire du SI

Dans un siècle où l’économie tend à se mondialiser et où le changement permanent est devenu la norme, le système d’information des entreprises doit s’adapter à ces nouvelles contraintes. Il doit être plus réactif pour aider les métiers à mettre sur le marché le plus rapidement possible de nouveaux produits tout en limitant la consommation de ressources

La capacité d’adaptation d’une organisation n’est alors plus un luxe mais une absolue nécessité. Le SI comme vecteur de valeur se doit de contribuer efficacement à la capacité d’évolution d’une organisation.

Cette évolutivité doit être vue comme la facilité avec laquelle un système d’information va pouvoir s’aligner face à de nouveaux besoins et à de nouvelles demandes. Cette agilité va permettre d’influencer le time to market (délai de mise sur le marché) nécessaire au niveau informatique lors de la création d’un nouveau produit ou bien la capacité à optimiser le fonctionnement d’une organisation en un temps très court.

Le SI : un ensemble d’applications hétérogènes

Le problème que rencontrent les sociétés à l’heure actuelle avec leur système d’information est que celui-ci dispose d’un nombre d’applications de plus en plus important fonctionnant sur des systèmes différents, destinés à des utilisateurs de plus en plus variés, qu’ils utilisent depuis des plateformes matérielles de plus en plus diverses.

En plus de ces applications, l’entreprise dispose souvent d’une multitude de bases de données fonctionnant avec des technologies différentes, plusieurs référentiels sur des plateformes hétérogènes.

Cette hétérogénéité est mise en exergue lorsque l’entreprise concernée souhaite développer de nouvelles applications en réutilisant au maximum les composants existants au sein du SI.

Illustration de l’hétérogénéité des systèmes d’information

Complexité trop importante du SI

Plusieurs facteurs ont entraîné dans la majorité des entreprises une complexification non justifiée de leur système d’information, on citera notamment :

  • L’observation dans les systèmes d’information actuels d’une duplication par 3 de la logique métier et/ou des informations métier. Cette duplication entrainant des surcouts en termes de développement mais surtout de maintenance.
  • Le fait qu’un système d’information soit bâti sur une période de plusieurs dizaines d’années provoquant in fine, dans la majorité des cas, un empilement des applications avec stratification au fil du temps.
  • La logique de mise en œuvre de quick-win[1] sans réorganisation des démontages à chaque nouveau projet entraine bien souvent une hétérogénéité importante entre les applications d’un même domaine.
  • L’introduction de plus en plus fréquente de progiciels basés sur des plateformes techniques totalement différentes renforçant  d’avantage cette complexité.

[1] Quick-win : Pour un consultant en informatique, un quick-win est une action rapide permettant un gain substantiel.

Maîtrise de la constitution du SI

On observe dans bon nombre d’entreprises des difficultés grandissantes dans la mesure de l’impact de tout changement, ces difficultés étant principalement dues aux facteurs suivants :

  • La globalité du système d’information n’est connue que de quelques personnes clés, le papy boom devient alors un risque de perte de la connaissance du SI.
  • Une cartographie du système d’information existe, mais elle n’est plus à jour ou mise à jour par des urbanistes qui ne sont pas assez proches des projets.

Organisation métier et SI en silos

L’organisation des métiers (MOA[1]) et projets informatiques (MOE[2]) en silos a entraîné au niveau des systèmes d’information un certain nombre de difficultés :

  • Difficulté à réutiliser la logique métier déjà mise en œuvre dans un autre domaine de l’entreprise.
  • Manque d’objectifs et de budgets partagés entre les différents domaines du SI.
  • La conception des applications réalisée par domaine fonctionnel, aucune mutualisation n’étant alors possible.
  • La logique transverse du système d’information (logique métier ou technique) diluée dans l’ensemble des applications.

[1] MOA (Maîtrise d’ouvrage) : En informatique le maitre d’ouvrage intervient en amont du projet. Il doit avoir une très bonne connaissance fonctionnelle du domaine. Il doit fixer les objectifs du projet, proposer et élaborer les solutions. Il doit aussi définir les coûts et les délais du projet.

[2] MOE (Maîtrise d’œuvre) : En informatique le maitre d’œuvre intervient au niveau de la réalisation du projet. Il établit les spécifications techniques à partir des spécifications fonctionnelles en tenant compte des contraintes techniques. Il doit donc avoir une bonne connaissance technique.