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Analyste développeur – Portrait du mois

Bonjour tout le monde ! On poursuit la série des portraits du mois avec cette fois-ci, le profil de Robin, un analyste développeur.

analyste développeur

Hello Robin ! Pour commencer ce portrait, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Robin, j’ai 24 ans et je travaille chez AXOPEN depuis 3 ans et demi. En ce qui concerne mon parcours, j’ai fait un DUT informatique (BAC + 2) en deux parties : la première année à l’IUT d’Aix en Provence et la suite, à l’IUT de Lyon 1. Suite à cela, j’ai effectué mon stage de DUT de 2 mois et demi dans une entreprise e-commerce. Rapidement après ce stage, j’ai été embauché pour mon premier CDI chez Axopen.

Pourquoi as tu choisi de te lancer dans l’informatique ?

Pourquoi l’informatique ? … Et bien parce que je suis un geek ! (rires) Lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon orientation, à la fin du lycée, il est vrai que je ne savais pas trop vers quel domaine me diriger donc je me suis orienté vers un de mes passe-temps favoris : l’informatique. 

Tu avais déjà commencé à faire du développement seul ?

Oui j’avais déjà commencé ! J’apprenais le HTML en autodidacte sur le site Open classroom (Le Site Du Zéro, à l’époque). Et heureusement ! Ayant fait deux années dans deux IUT différents,  je n’ai pas pu apprendre ce langage en cours, faute de concordance dans les programmes. 

Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ton job d’analyse développeur. En quoi ça consiste, quelles sont tes missions, etc..

Initialement, quand je suis arrivé chez Axopen, j’étais « simplement » analyste développeur. Cela consistait à réaliser des sites ou applications web, en JAVA/JEE. Pendant ma première année et demi, c’était mes principales missions. Ensuite, en février 2014, j’ai effectué ma première mission chez le client (une grosse SSII ), pour faire du JAVA/JEE une fois encore. L’an dernier, j’ai diversifié mon travail de développement en effectuant une mission dans une entreprise d’énergies dans laquelle j’ai principalement fait du PL-SQL et du Talend. Parallèlement à tout cela, j’ai également commencé à donner des formations l’année dernière.

Des formations sur quels sujets ?

Sur divers sujets. Cela peut être sur le SQL, le JEE, le JAVA… qui sont des technologies précises dans le développement, comme cela peut être sur des logiciels spécifiques comme Toad par exemple (logiciel de gestion de bases de données). Plus rarement, j’effectue des formations sur des notions un peu plus vagues, par exemple, une formation informatique générale ( vocabulaire informatique, qu’est-ce qu’un SI, quels sont les acteurs principaux etc.. ) .

On peut dire que ton métier a beaucoup évolué en quelques années !

Oui, au début j’avais la casquette d’analyste développeur JAVA/JEE uniquement, puis, au fur et à mesure, on m’a confié des missions un peu plus diversifiées et, effectivement, j’ai actuellement 3 casquettes : celle de l’analyste développeur JEE , celle du développeur Talend qui traite plutôt de BI ( Business Intelligence), et la troisième casquette, celle du formateur. Donc effectivement, c’est vrai que ça a beaucoup changé en peu de temps !

Le fait d’avoir plusieurs casquettes et d’avoir évolué comme tu l’as fait, on peut dire que ça te plait aujourd’hui ?

Effectivement ça me plait d’avoir plusieurs casquettes aujourd’hui. Pourtant, quand j’ai commencé ma carrière, je pensais commencer par du développement et par la suite, monter en compétences pour devenir chef de projet, et gérer des projets et d’autres développeurs. 

Mais, mon parcours, comme tu le vois, ne s’est pas vraiment orienté vers la gestion de projet, mais finalement, davantage vers du Consulting (on s’en approche en tout cas).  Il est vrai que les casquettes BI et Formation me sont un peu ‘tombées » dessus comme ça, par occasion, et je dois dire que ça me plait beaucoup, même si la gestion m’intéresse toujours.

Et comment envisages-tu ton avenir ? 

Je dois avouer qu’initialement j’envisageais de devenir cadre, manager. C’est quelque chose qui me plairait beaucoup, mais tout en continuant le développement. Aujourd’hui, je ne me sens pas « câblé » pour faire du conseil, mais cela me plairait aussi. De toute façon, on m’oriente; enfin, je me laisse orienter disons; doucement vers un poste de consultant. En tous les cas, je pense que tout me va pour l’instant, j’ai surtout besoin et envie de découvrir. Je fais déjà quelques missions chez les clients, et ça me plait beaucoup, surtout quand les clients sont sympas, car je peux découvrir de nouvelles choses, de nouveaux cœurs de métier. Par exemple, en ce moment, je suis en mission Talend dans un cabinet d’expert comptable, et je comprend beaucoup mieux comment fonctionne la comptabilité.

En parlant de l’avenir , le métier d’analyste développeur, comment le vois tu évoluer de manière générale ?  De nos jours, beaucoup d’entreprises recrutent des développeurs.. Est-ce que tu penses que cette demande va persister ou, au contraire, que l’on va plutôt trouver des alternatives aux analystes développeurs ?

Ce sujet là, c’est en quelque sorte une ancienne inquiétude que j’avais pendant mes études. Je vivais, à cette époque là, l’émergence des sites de création de sites web, 1&1 par exemple, et justement, j’avais aussi des collègues qui travaillaient sur ce genre de projet en DUT.

Du coup, au départ, je me demandais comment le métier d’analyste développeur allait évoluer avec ce genre de concurrence. Mais, aujourd’hui, je constate que ces sites là ne peuvent pas remplacer notre métier, car beaucoup de traitements métiers ne peuvent être mis en place par « une fabrique à site ». Ils peuvent en revanche permettre de réaliser des sites simples comme des sites vitrines. Car dès que l’on a besoin de quelque chose de plus complexe, il faut passer par du développement spécifique.

Finalement, je pense que l’un des derniers gros booms dans le domaine du développement en général, c’est l’apparition des appareils mobiles, comme les smartphones ou les tablettes. Cela se répand de plus en plus et le besoin est croissant dans la mobilité. Beaucoup de nouvelles compétences ont émergé et on distingue aujourd’hui développeur et développeur mobile.

Dans tous les cas, le métier d’analyste développeur ne pourra pas disparaître, de nouveaux supports arriveront surement dans l’avenir, et la complexité des choses à réaliser sera croissante.

Selon toi, quelles sont les qualités pour être un bon analyste développeur ?

Alors pas besoin d’être un geek déjà ! (rires) La culture geek est certes quelque chose d’assez utile pour ce métier, car fortement lié à l’informatique (dans son sens restreint dirons nous) mais bon, ce n’est pas primordial. Je pense que pour être un bon analyste développeur, il faut deux qualités essentielles : logique et organisation.

Je me souviens notamment d’une formation Java débutant que j’ai dispensé il y a quelques mois. J’avais beau expliquer la chose de mille et une façon, avec des dessins, etc., je sentais bien qu’il y avait un problème dans l’application par la suite. Ce problème là, c’est la logique informatique, ou programmatique pourrais-je dire, qui n’était pas présente, c’était là pour moi une nouvelle difficulté à franchir pour essayer d’inculquer cette logique.

En plus de cette logique, l’esprit de synthèse et l’organisation sont quelque chose de très important. Il y a souvent plusieurs manières d’aborder un problème en informatique, et donc plusieurs manières de le résoudre. Pour cela, il faut déjà savoir organiser son esprit pour comprendre le problème et créer un algorithme qui pourra le résoudre le plus efficacement possible. Et tout ça, avec un code propre !

Deux petites questions pour finir. La première , tu m’a dis précédemment que ton poste d’analyste développeur chez Axopen, c’était ton premier CDI, et il se trouve qu’il dure : bientôt 4 ans ! A l’heure où beaucoup de gens changent de métier assez régulièrement, ou au moins d’entreprise, pourquoi as tu choisi de rester dans chez AXOPEN ? 

Il y a plusieurs facteurs je dirai. Déjà, mon caractère fait que, de base, je ne me vois pas changer régulièrement d’entreprise, bien que ça se fasse assez bien dans le métier. Souvent, les salariés vont changer au bout de 2 à 5 ans dans une entreprise, le turnover est assez important.

Et puis, je dois dire qu’après ces quelques années, j’ai trouvé mes marques ici. Je me sens à l’aise dans cette petite structure, une vingtaine d’employés aujourd’hui. Je m’y plais bien en somme. Mes missions me permettent de découvrir d’autres univers, et il est vrai que les grosses entreprises m’attirent moins, l’ambiance n’est pas la même. J’ai comme un sentiment de liberté chez Axopen, sûrement parce que je suis beaucoup amené à me déplacer chez les clients et que du coup, je gère un peu mon planning seul, autant que possible. Et justement, cette opportunité, de découvrir de nouveaux univers chez différents clients, c’est un peu comme si je changeais régulièrement de boîte.

Pour le mot de la fin, aurais-tu une petite anecdote à nous raconter durant ta vie professionnelle ?

Hum… Lorsque ma mission chez le cabinet comptable dont je parlais a commencé, je travaillais sur du Talend pour un traitement concernant les ressources humaines. La gestion de l’environnement, développement ou production, se faisait par fichier, et il fallait changer de fichier de paramétrage chaque jour ( le matin pour repasser en développement, et le soir pour repasser en production pour les traitements de la nuit). Une fois, j’ai oublié de faire ce changement un matin, et lors de mes tests, j’ai envoyé un e-mail à tous les collaborateurs de la boîte, plus de 200 personnes ! Heureusement, rien de grave, mais depuis, j’ai un peu changé la gestion de l’environnement pour ne plus me faire avoir !

Merci Robin d’avoir répondu à mes questions ! 

De rien Camille , ce fut un plaisir !